Bathily Abdoulaye
Secrétaire général
Président du directoire de Campagne
Abdoulaye Bathily, une valeur sûre, un homme de parole.
Abdoulaye Bathily. C’est un nom, dont l’image élégante de celui qui le porte est devenu très familière de ses compatriotes. Et ceux-là ont appris à le décliner, au cours de ces vingt dernières années, période pendant laquelle le professeur Abdoulaye Bathily s’est employé, avec méthode et patience à bâtir, avec des milliers de Sénégalaises et de Sénégalais, une formation politique forte et crédible, LD/MPT, ayant une influence décisive dans le déroulement de l’histoire politique nationale.
Abdoulaye Bathily est un homme discret mais efficace. L’homme, dégage dans ses prestations une assurance et une sérénité à toute épreuve. Il donne la sensation qu’en politique, La Parole tenue est un réflexe de vertu ordinaire qui n’exige aucun secret. C’est la raison pour laquelle, on ne lui connaît pas de langue de bois. Son humour caustique quelquefois contraste fortement avec son image de grand intellectuel Cet universitaire, capé en politique est avant tout un homme social et plein de civilités. Un de ses camarades de parti dit de lui : « Abdoulaye ne s’éclate pas, mais il sait faire rire. »
La LD/MPT et lui sont inséparablesAujourd’hui, personne ne disserte plus au Sénégal, autrement que de façon positive, sur le rôle éminent que la Ld/MPT et son leader, Abdoulaye Bathily, ont joué dans la définition des grandes stratégies qui ont déterminé le cours des événements politiques majeurs au Sénégal.
Abdoulaye Bathily est né en 1947, dans le village de Tiyabu (Département de Bakel, dont il est le député élu depuis mai 2001). Ce village, peu connu aujourd’hui, fut pourtant jadis la capitale de l’ancien royaume du Gajaaga, bien connu des voyageurs européens des 17eme et 19eme siècles, sous le nom de Ngalam, pays de l’or, aux confins du Sénégal, du Mali et de la Mauritanie actuels.
Dès le bas âge, Abdoulaye Bathily est confié à une famille maraboutique du village, celle des Dramé Kanji. Le jeune garçon y a mémorisé le Coran, avant d’être inscrit à l’Ecole régionale élémentaire de Bakel, en 1953. Elève brillant, Abdoulaye Bathily effectue sans encombres ses classes et réussit le concours d’entrée à l’école militaire préparatoire, devenu Charles Ntchoréré de Dakar-Bango, à Saint Louis du Sénégal. C’était en septembre 1959. Dans cette école, qui fut un haut lieu de formation des cadres militaires africains, le jeune Bathily a côtoyé des élèves ressortissants des anciens territoires français de l’Afrique occidentale et centrale et qui constituent, aujourd’hui, la majorité des élites militaire et/ou politique de leurs pays. La fibre panafricaniste qui structure souvent le discours politique de l’homme est, sans aucun doute, née dans cet incubateur de cadres africains.
Le futur Professeur des universités, animait le journal de l’école : « Les Echos de l’EMP », dont il fut le rédacteur en chef et l’un des rédacteurs les plus pertinents. Il était trop libre et indépendant d’esprit, pour continuer de subir dans cette école, une formation préparant presque systématiquement à la carrière militaire, inclinant à l’obéissance aux ordres.
Ainsi, suite à une grève -la première de cette institution en 1966-, le jeune Bathily est exclu de l’école. et subit la foudre de l’armée qui le détient pendant une dizaine de jours, au camp militaire de Ouakam à Dakar.
Exclu de l’école militaire, le gouvernement décide de lui barrer la route de tous les lycées publics du Sénégal, par une mesure absurde et injuste lui interdisant de s’inscrire dans quelque lycée du Sénégal. Loin de se démonter, le jeune lycéen privé de scolarité cherche du travail, en attendant de trouver les moyens de poursuivre ses études. La chance lui sourit. En 1967, il est recruté comme vacataire au département d’Islamologie de l’Université de Dakar, puis comme technicien de laboratoire à l’Institut fondamental d’Afrique noire (IFAN).
Au mois de juin de la même année, il prépare et réussit en tant que candidat libre au baccalauréat, option philosophie, avec la mention bien.
En dépit des ces résultats, le gouvernement du Sénégal refuse de lui donner une bourse, en violation de l’esprit et de la lettre les textes en vigueur qui prévoyaient l’octroi de bourses aux élèves attestant des meilleurs résultats.
A l’IFAN où il exerce comme technicien de laboratoire, il participe à la transcription, à la traduction et à la rédaction de commentaires de documents historiques écrits et oraux.
En octobre 1967, il s’inscrit au Département d’Histoire de l’Université de Dakar. Il milite le plus naturellement du monde, dans les mouvements étudiants et se fait remarquer par ses camarades. Abdoulaye Bathily est alors élu membre du Conseil d’administration de l’Union des étudiants sénégalais (UDES). Il milite en même temps dans le Mouvement des Etudiants et Elèves du Parti Africain de l’Indépendance (MEPAI), alors dans la clandestinité.
Mai 68 s’annonce. A la tête de l’Union Démocratique des Etudiants Sénégalais (UDES), Bathily est en première ligne dans le combat des étudiants et dans les terribles mouvements qui ont secoué l’université et ont, ainsi, sérieusement ébranlé le régime de Senghor. Il est arrêté en avril 1969, jugé en mai pour « incitation à la rébellion », et finalement relaxé au bénéfice du doute. Mais rien n’entame la volonté du militant qu’il est. A peine six mois après sa relaxe, il se lance à nouveau à corps perdu dans la bataille pour l’élargissement des libertés. Il se fait élire, en janvier 1970, Président du Mouvement Démocratique de la Jeunesse Sénégalaise (MDJS).
Les mouvements de grève reprennent à l’université en cette année 1971. Certes, la contestation n’égale pas en ampleur les grèves de 1968, mais le régime se trouve de nouveau sérieusement secoué. Le gouvernement est décidé à frapper fort. C’est ainsi qu’il décide de l’exclusion de l’université et de l’incorporation dans l’armée, de douze dirigeants du mouvement étudiant, dont Abdoulaye Bathily (avec plusieurs autres dirigeants de la LD).
Ils sont condamnés à trois mois de prison à la Maison d’Arrêt de Tambacounda avant d’être transférés au Fort B à Dakar. En septembre 1972 Bathily quitte les drapeaux.
Le soldat de deuxième classe Bathily, libéré -sans certificat de bonne conduite- peut maintenant se trouver une autre voie pour reprendre les études. Naît alors, un chercheur fécond. Déjà , en 1969, il a publié dans les « Notes Africaines », ainsi que dans les Archives de l’IFAN (Série B Sciences Humaines) des articles remarqués. Il gagne la confiance de chercheurs confirmés et réputés à l’IFAN qui lui trouvent une bourse, pour aller étudier en Angleterre.
C’est grâce à cette bourse « Cadbury Studenship », qu’il a obtenu son Master of Arts au Centre of West African Studies, de l’université de Birmingham. En septembre 1975, il obtint son PH.D dans la même université, avec une bourse d’étude octroyée en 1973 par l’Ecole d’Histoire de cette même université de Birmingham. Son séjour en Angleterre lui a permis de découvrir plusieurs autres causes politiques, de connaître des dirigeants des mouvements de luttes de libération, en Afrique, en Asie et ailleurs dans le monde
L’étudiant inscrit à Birmingham fréquente le milieu des étudiants sénégalais établis à Paris. Pendant cette période il milite dans le mouvement des étudiants du PAI à l’extérieur, puis dans la tendance créée dans cette organisation qui prendra, plus tard, en septembre 1974, l’appellation de Ligue démocratique (LD).
Bathily revient à Dakar en 1975. Il est recruté à l’université de Dakar en qualité d’Assistant, au département d’Histoire de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines. La lutte continue. Il renoue avec l’action syndicale, en portant sur les fonts baptismaux, avec d’autres camarades, le Syndicat Unique et Démocratique des Enseignants du Sénégal (SUDES). Il occupe le poste de chargé des revendications de l’enseignement Supérieur.
L’homme mène de front la lutte politique et syndicale. La LD est encore dans la clandestinité. Abdoulaye Bathily est élu, lors des conférences annuelles du parti, membre de son Comité Directeur et de son Secrétariat politique, de 1975 à 1981.
En 1981, Abdou Diouf succède à Léopold Sédar Senghor démissionnaire. La tension politique est à son paroxysme au Sénégal. Le nouveau Président de la République procède à une ouverture politique qui jette les bases d’un pluralisme politique intégral. Dans la foulée la LD et de nombreux partis politiques sont légalisés. Bathily est 3ème Secrétaire du parti, chargé de la presse et des relations extérieures. A ce titre, il gère les organes de presse du parti, le journal « Vérité », plateforme légale et « FAGARU », organe central.
Le parti est traversé par un débat démocratique, fort intéressant et relatif notamment à la question de la direction politique et au profil des dirigeants de l’organisation. Lors du 1er Congrès tenu les 6 et 7 avril 1984, Abdoulaye Bathily est élu Secrétaire général de la LD en remplacement de Babacar Sané.
Depuis lors, Abdoulaye Bathily est à la barre. Il a été successivement réélu par les 3ème, 4ème et 5ème congrès du parti.
Il fut élu député, pour la première fois en mai 1993. Il est réélu en mai 1998 sur une liste des partis, puis en mai 2001, sur une liste présentée par la coalition /Sopi. Bathily et son parti ont quitté cette coalition et sont devenus, non sans raison, les opposants les plus virulents du parti (PDS) du président Wade.
Fini alors le projet de 2000 qui avait été presque mûri et accouché par la LD de Bathily. Grâce à ce projet d’alliance politique qui avait l’ambition de changer le cours de l’histoire au Sénégal après la défaite des socialistes, Bathily et d’autres forces politiques ont réussi l’alternance politique au Sénégal. Ce fut une belle épopée. C’était la seule voie de salut espérée pour le peuple. C’était nécessaire et utile. Le regret, dit-il, il est ailleurs, dans le comportement post alternance de Abdoulaye Wade qui a trahi les idéaux de 2000
Abdoulaye Bathily a été plusieurs fois ministre. D’abord sous l’ancien régime comme Ministre de l’Environnement et de la Protection de la Nature. Il éprouve une certaine fierté à ce titre, conduit l’élaboration et la mise en œuvre de la Stratégie de politique environnementale du Sénégal, dans le cadre du processus post-Rio. c’est sous son impulsion qu’ont été élaborés des documents majeurs comme le Plan National de lutte Contre la Désertification et d’Action environnemental (PNAE).
Au lendemain de l’Alternance, Abdoulaye Bathily a engagé, en sa qualité de Ministre de L’Energie et de l’Hydraulique (avril 2000 à mai 2001), le processus de « déprivatisation » de la Société nationale d’électricité (SENELEC), cédée par les Socialistes à un consortium franco-canadien : Hydro-Québec et ELYO.
Très rapidement, il organise des concertations nationales autour des questions de l’eau et de l’énergie qui ont abouti à des conclusions ambitieuses dont l’objectif était d’accélérer l’accès à l’eau potable et à l’électricité dans le pays. C’est du reste sur son héritage que différents programmes fonctionnent aujourd’hui dans ces secteurs.
Abdoulaye Bathily est aujourd’hui une figure incontournable de l’arène politique nationale. Ses constantes références à Nkwamé Nkrumah, à Julius Nyéréré ou à Nelson Mandela ne sont pas le fruit d’un hasard. Elles procèdent d’un engagement pour toutes les causes africaines et découle d’une vision panafricaine du devenir de l’Afrique qui trouve un écho très fort dans le discours de l’une ou l’autre de ces trois figures politiques emblématiques de l’Afrique post-coloniale.
Le politique est doublé d’un universitaire. Parfaitement polyglotte, il fait profiter aux étudiants de sa science et de ses connaissances qui font sa réputation. Au-delà même de nos frontières nationales. Il enseigne au Ghana, prépare des étudiants au doctorat au Nigeria, donne des conférences et séminaires en Afrique du Sud, en Sierra Leone, en Tanzanie et ailleurs en Afrique. Il est consulté par des Africanistes réputés en France, en Allemagne, en Angleterre au Canada et aux Etats-Unis, spécialistes de l’Histoire africaine. Sa voix fait autorité.
Le professeur Abdoulaye Bathily est membre de plusieurs associations et groupes de recherche dans le monde. Il fut président de l’Association des Historiens du Sénégal.
L’intelligence de l’homme lui a permis d’allier deux sujets apparemment inconciliables et de revendiquer une double réussite.
Abdoulaye Bathily s’est accompli sous le compagnonnage complice et affectueux de son épouse trop prématurément arrachée à son affection et à celle des siens,. Aurait-il été ce qu’il est devenu, sans l’appui décisif et discret de Anna Sar ? En tous les cas, son absence éternelle ne sera jamais compensée.
La confiance des Sénégalais, l’amour de ses quatre enfants et le soutien de son parti qui épouse, en partie, le destin de cet homme seront, déterminants pour l’avenir politique de cette personnalité politique dont le discours limpide, courageux et plein d’espoirs donne des raisons d’y croire.
Le Second tour est prévu le deuxième dimanche après le 1er tour.
Les citoyens inscrits sur les listes électorales sont appelés aux urnes pour élire le quatrième président de la République du Sénégal
IL N’Y A PAS DE CARAVANES POUR LE TRANSPORT DES JEUNES MILITANTS
Chers jeunes, IL N’Y AURA PAS DE CARAVANES POUR DEPLACER LES MILITANTS, SVP Veuillez prendre vos dispositions pour vous rendre dans vos localités et accomplir votre devoir citoyen.